Accueil arrow L'histoire communale arrow Les derniers seigneurs laïques
Sondage
Que pensez-vous du nouveau site ?
 
Les derniers seigneurs laïques Version imprimable
Écrit par Web Master   
24-11-2006
Les VILLEBLANCHE et le duc de MONTMORENCY

Les VILLEBLANCHE

Marguerite du PONT morte sans postérité, ses biens reviennent aux descendants de la branche issue de PLEZOU, fille d’ollivier de PLUSQUELLEC et Jeanne de TROGOFF et à la famille alliée de VILLEBLANCHE : Jean, époux de Catherine du Chastellier qui devient dame de PLOESQUELLEC, CALLAC, TROGOFF et autres seigeuries, puis leur fils Claude. Les nouveaux seigneurs, avant tout soucieux de percevoir les revenus de la seigneurie, laissent à l’abandon le château de CALLAC.

En 1509, devant l’urgence des réparations, le receveur Morice du BOYS  passe un marché avec un nommé Jehan PRIDIRY. Les toitures du château sont couvertes de genêtes aux tours, salles, chambres, dépendances et cuisines. Les ouvertures «où il y a carence de fenêtres de bois» seront obturées pareillement avec de bons genêts. Le châtelain en assurera le charroi depuis les paroisses de DUAULT, PLUSQUELLEC ou PESTIVIEN, et fournira les chevrons, lattes et autres bois appropriés selon les besoins, « les rendra sur le lieu et les fera asseoir en tous endroits où métier en aura ».

Premier panetier de la reine Claude de France, femme de FRANCOIS 1er, Claude de VILLEBLANCHE négligeait ses intérêts patrimoniaux. En 1538 Guy d’ESPINAY, le fils de sa souer Françoise le fit déclarer prodigue. Le jugement fut cassé l’année suivante et Claude de VILLEBLANCHE vendit CALLAC en 1549.

 

Le duc de MONTMORENCY

Qu’un personnage aussi considérable, pair et connétable de France, un grand dignitaire du royaume, conseiller de FRANCOIS 1er et HENRI II, ait acquis cette terre et seigneurie au coeur d’un POHER très isolé, laisse supposer que son possesseur en tirait des revenus considérables.

Après le décès du connétable, Magdeleine de SCAVOYE, sa veuve, passe en l’an 1572 un contrat d’échange avec les religieux de Sainte Croix de QUIMPERLE ; elle s’engage à leur céder les terres de CALLAC et PLUSQUELLEC contre leurs possessions de BELLE ISLE EN MER.

En 1581, au mépris de ses engagements, Magdeleine de SCAVOYE cède à haut et puissant seigneur Albert de GONDY les terres et le fief de CALLAC et PLUSQUELLEC pour la somme de 20 000 écus d’or. L’abbé de Sainte Croix engage une procédure, multiplie les requêtes, obtient des arrêts favorables ; pendant trois années, GONDY, duc de RETZ, pair et maréchal de France, n’en a cure. Enfin, après un nouveau prisage en 1584, conforme au précédent, après une dernière audition, le sénéchal de la juridiction de CALLAC rend cette sentence définitive : «avons ordonné que le sieur abbé, les religieux et couvent seront par nous mis et admis en réelle et actuelle possession de ladite terre et seigneurie de CALLAC, ses appartenances et dépendances, et pour ce comparaîtront» son adjoint, son greffier, les procureurs des différentes parties, deux marchands de QUIMPERLE et Pierre DISSEZ 43 ans demeurant au bourg de PLOURAC’H, les trois derniers en qualité de simples témoins.<

Depuis l’union définitive du Duché à la Couronne de France, ratifié par les ETATS de BRETAGNE en 1532, les vassaux en proche fief des anciens Ducs sont devenus les vassaux directs du Roi. Pour être valide, l’échange conclu entre GONDY et l’abbé de Sainte Croix doit recevoir l’agrément de HENRY III. Il signera des lettres patentes autorisant les Bénédictins de QUIMPERLE à entrer en possession officielle de la châtellerie de CALLAC et seigneurie de PLUSQUELLEC, « Ce lundy dernier jour de décembre en l’an 1584».

 
< Précédent   Suivant >
© 2004-2009 Plusquellec.net - Toute l'info communale en ligne